|
Beaucoup de faux prophètes sont venus dans le monde. 1 Jean 4:1 "Ces livres... apporteront les éléments de l'investigation" |
|
|
En 1846, Madame White eut une "vision" du système solaire ; Madame Truesdail, une adventiste consacrée et sincère qui était présente lors de la vision, décrit comment Madame White a vu des "gens grands et majestueux" vivant sur Jupiter ou Saturne :
"L'état de santé de Soeur White était très faible et tandis que nous priions pour elle, l’Esprit de Dieu reposa sur nous. Nous avons bientôt remarqué qu'elle était insensible aux choses terrestres. C'était sa première vue du monde planétaire. Après avoir compté à haute voix les lunes de Jupiter, et bientôt après, celles de Saturne, elle donna une belle description des anneaux de ce dernier. Elle a dit alors : "les habitants sont grands, des gens majestueux, si différents des habitants de la Terre. Le péché n'est jamais entré ici.' " ( Extrait de la lettre de Madame Truesdail, 27 janvier 1891)
Etait-ce vrai ? Y a t-il des gens grands, majestueux, vivant sur Jupiter et/ou Saturne? Cela pouvait sembler plausible en 1846, mais avec tout ce que nous savons aujourd'hui au sujet de ces planètes, cela paraît guère vraisemblable. Les conditions sur ces deux planètes sont extrêmement inhospitalières à la vie, comme nous le savons :
En 1847, James et Ellen White publièrent le fait qu'elle avait eu une vision des planètes de notre système solaire :
"À notre conférence de
Topsham dans le Maine, en novembre dernier, Ellen a eu une vision des oeuvres
de Dieu. Elle fut guidée vers les planètes
Jupiter, Saturne, et une encore je crois. Après qu'elle fut sortie de la
vision, elle pouvait donner une description claire de leurs lunes, etc. Il
est bien connu qu'elle ne connaissait rien en astronomie, et ne pouvait
répondre à aucune question relative aux planètes, avant qu'elle n'ait eu cette vision." A Word to the Little Flock, p.22
Remarquez
dans la citation ci-dessus que James dit que Madame White donna une
"claire description" de leurs lunes. La description était si claire
qu'elle comprenait le nombre exact des lunes de Jupiter. Voici comment Arthur
White, le petit-fils, décrit la vision :
"Tandis que Madame White était en
vision, elle commenca à parler des étoiles, en faisant une description rayonnante
des ceintures roses-teintées qu'elle voyait à travers la surface de quelque
planète, et elle ajouta : "Je vois quatre lunes"
"Oh," dit le pasteur Bates,
"elle voit Jupiter !"
Alors ayant fait des mouvements, comme
voyageant dans l'espace, elle commenca à donner une description des ceintures
et des anneaux dans leur beauté immuable, et dit : "Je vois sept lunes".
Le pasteur Bates s'exclama : "Elle
décrit Saturne !".
Ensuite est venue la description d'Uranus
avec ses six lunes ; alors débuta une merveilleuse description "du
ciel s'ouvrant" avec sa gloire, entrouvrant une région plus éclairée. Le
pasteur Bates a dit que sa description avait de loin surpassé toutes les
évaluations connues du ciel ; qu'il avait jamais lu de quelconque auteur.
Ellen G. White: The Early
Years Volume 1 - 1827-1862, p.113
Les faits scientifiques
(The Concise
Columbia Encyclopedia, |
|
1) "Jupiter a quatre grands satellites dits galiléens qui furent découverts par Galilée en 1610 : Io, Europa, Ganymède, Callisto. Amalthea, petit satellite allongé situé à l'intérieur de l'orbite de Io, fut découvert en 1892 par Edward Barnar". 2) "Saturne possède également au moins
18 satellites naturels". 3) Extrait d'article du journal "Le
Monde" du 8 janvier 2003 : La 40e lune de
Jupiter vient d'être découverte par Scott Sheppard, un astronome de
l'Université de Hawaï, grâce au télescope de 2,2 m de diamètre, de
l'observatoire de Mauna Kea. Ce spécialiste a déjà découvert 22 autres
satellites de la planète géante". |
Madame White s'est tant approchée de Jupiter et/ou Saturne qu'elle y a vu des "gens grands, majestueux" vivant là, mais d'une façon ou d'une autre, elle a manqué de voir les choses suivantes :
Quand Madame White eut sa "vision", tout le monde savait que Jupiter avait quatre lunes, la cinquième n'étant découverte qu'en 1892. Nous savons maintenant qu'il y a au moins 40 lunes. A cette époque on pensait que Saturne possédait sept lunes, nous savons aujourd'hui qu'elle en compte au moins 18. La vision de Madame White n'a donc rien révélé de plus, que ce qui aurait été obtenu à l'époque, d'un livre d'astronomie ou même d'un article de journal ! La seule différence entre ce qu'a 'vu' Madame White et ce que les astronomes ont vu à travers leurs télescopes, est précisément ces "gens grands et majestueux"!
Imaginez que Madame White ait dit à Bates que Jupiter a quatre grandes lunes
et 36 petites lunes ! Son don prophétique aurait été prouvé au-delà du doute, à
toutes les futures générations, malheureusement elle a manqué cette grande
occasion.
Imaginez
que Madame White ait annoncé que Jupiter possède des anneaux ! Ce fait
surprenant n'a été découvert qu'avec la sonde spatiale Voyager qui a visité
Jupiter en 1979. (voir la photo à droite). Une telle annonce aurait sûrement
validé ses affirmations, malheureusement, bien qu'elle se soit approchée si
près de la planète au point d’en voir les gens, elle n'en a pas vu les anneaux
pourtant visibles de l’espace !
Après avoir considéré ce qu'elle dit avoir vu et ce qu'elle a manqué de voir, nous devons nous poser cette question : était-ce une vision de Dieu, ou une hallucination ?
Au
début de 1846, les Whites étaient dans le malheur, ils étaient pauvres et
manquaient de tout, et beaucoup voyaient les visions d'Ellen White avec
scepticisme. Ils avaient besoin plus que jamais d'un ami riche et influent, qui
croirait en ce qu'ils faisaient. Heureusement pour les Whites, ils furent
capables de trouver justement un tel homme : Joseph Bates. Au printemps de
1846, les Whites rencontrèrent ce marin, capitaine à la retraite. Il y avait
toutefois un problème majeur : bien que Bates fut en âge avancé, son esprit
était encore assez éveillé pour douter des visions de Madame
White. Les Whites tentèrent de le gagner, mais sans grand succès. Mais en
novembre, tout allait changer ; lors d'une réunion restreinte en présence de
Bates et de quelques autres croyants conservateurs, Madame White eut une vision
spéciale sur l'astronomie, qui se trouvait être précisément le sujet favori de
Joseph Bates. Quelle heureuse coincidence !
Tandis qu'Ellen White entrait en vision, le vieux Bates était sans aucun doute fasciné en voyant la jeune femme de 19 ans, faire des mouvements comme si elle volait à travers l'espace. Comme Bates écoutait, Ellen White donna divers détails du système solaire, et du "trou" dans Orion. Bates avait observé ce trou de nombreuses années auparavant, pendant qu'il était à bord d'un bateau, dans l'hémisphère sud. Orion était alors un sujet de grand intérêt à cause des récentes observations télescopiques de William Parsons, le troisième comte de Rosse. Juste quelques mois auparavant, Bates avait publié une brochure intitulée "The Opening Heavens", (Le Ciel Ouvert) relative aux découvertes de Rosse, mais Ellen White assura Bates qu'elle n'avait avant, aucune connaissance en astronomie.
Madame Truesdail, aussi présente lors de la "vision", rapporte ce qui avait été l'effet recherché sur Bates :
" Il était évident, à voir le sourire du frère Bates, que ses doutes passés concernant la source de ses visions le quittaient rapidement. Nous savions tous que le Capitaine Bates était grand amateur d'astronomie, car il nous montrait souvent de nombreux corps célestes, pour notre instruction. Quand après la vision, la Soeur White répondit à ses questions, disant qu'elle n'avait jamais étudié ou reçu autrement de connaissance en cette matière, il fut rempli de joie et de bonheur. Il loua Dieu, et exprima sa foi en cette vision concernant les planètes, disant qu'il ne pourrait jamais douter à nouveau". (Lettre Truesdail, 27 janvier 1891)
Oui tout le monde, y compris les Whites, savait que Bates était amateur d'astronomie. Quelle heureuse coincidence que la vision du système solaire racontée par Madame White, prenne place au moment précis où Bates sceptique, était présent. A partir de ce moment et par la suite, Bates devint un partisan d'Ellen White. Il n'attendait plus que ce jour glorieux où il serait capable de voyager vers Jupiter, pour y rencontrer ces "gens grands et majestueux".